Équateur : verra-t-on également un retour de la gauche dans ce pays en 2021 ?

S'il faut se fier au plus récent sondage organisé dans ce pays, pour connaître les intentions de votes, pour chacun des candidats à la prochaine élection présidentielle dans ce pays, prévue en février, Andres Auraz, ainsi que son colistier, Carlos Rabascall (sur la photo ci-jointe), qui sont les candidats de gauche, seraient loin en avance sur tous les autres.

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Andres Auraz et Carlos Rabascall sont soutenus tous les deux par l'ex-président de gauche Rafael Correra.  Ce dernier avait été, pendant une courte période, pressenti pour se représenter à nouveau, sauf que les forces plus de droite, en Équateur, s'étaient liguées pour lui barrer la route, face à un tel retour.

Selon le plus récent sondage, tenu entre le 25 novembre et le 13 décembre, Andres Auraz et son colistier profiteraient actuellement de 36,5% des voix, tandis que tous les autres candidats resteraient loin derrière.

Son plus proche concurrent, un homme d'affaires appelé Avao Noboa, ne disposerait que de 21,2% d'appuis.  Suivrait ensuite un banquier du nom de Guillermo Lasso avec 13,6% des voix; en 2017, c'est ce dernier qui avait également talonné l'actuel président Lenin Moreno; de toute évidence, Guillermo Lasso aurait perdu depuis pas mal de plumes.

Pour le candidat officiellement appuyé par l'actuel président Lenin Moreno, ce serait en même temps une déroute quasi-complète, puisqu'il ne pourrait actuellement compter que sur 1,2% des intentions de votes.  Cela confirme en même temps combien Lenin Moreno, un ancien politicien de gauche, qui faisait même partie de l'ancien gouvernement de Rafael Correra, avant de se reconvertir en nouveau chantre de la droite et du néolibéralisme à tous crins, est également de plus en plus discrédité aux yeux de la très grande majorité de la population là-bas.

Pour sûr, l'Équateur sera un autre point chaud à surveiller en 2021 et pourrait confirmer le nouvel élan des forces de gauche à travers toute l'Amérique Latine.  Rien n'est en même temps gagné d'avance; bien des choses pourraient encore se produire d'ici les élections de février et on ne devrait jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir effectivement tué, comme le dit le proverbe.  Ce qui s'est récemment passé, au niveau des élections municipales, au Brésil, récemment, devrait nous le rappeler.